Trait d'esprit

"On écrit comme on tue: ça monte depuis le ventre, et puis d'un coup ça jailit, là, dans la gorge." Anne-Sophie BRASME
Vendredi 25 janvier 2008

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          Une fois n'est pas coutume, j'ai eu envie de vous faire part de mes récentes lectures. Aujourd'hui, coup de projecteur sur La Physique des catastrophes de Marisha Pessl. J'attendais beaucoup de ce roman dont les magazines nous ont abreuvé de louanges. Bleue van Meer, adolescente privée de mère depuis l'âge de 5 ans, sillonne l'Amérique en compagnie de son professeur de père. Bleue est jeune fille très intelligente, surdouée, et plutôt suffisante. Qui analyse le monde qui l'entoure et en particulier les personnes qu'elle rencontre avec beaucoup d'amertume et de lucidité. Ce qui nous vaut des portraits originaux. Elle intègre un petit groupe d'élèves qui suivent le cours d'un professeur pour le moins énigmatique, Hannah Schneider. Les difficultés d'intégration surmontées, Bleue commence à fréquenter les membres de ce petit groupe, qui ont en commun une fascination sans bornes pour leur professeur. Au départ très proche de son père, Bleue va s'en détacher progressivement, notamment lorqu'elle va chercher à élucider les circonstances de la mort de Hannah. Je vous en parle car de toute façon, vous auriez lu la quatrième de couverture, ce qui fait que vous commencez le roman en vous demandant quand est-ce que ça va se produire (vers la fin!). Mais alors, que se passe-t-il durant la première partie de ce roman fleuve? Marisha Pessl nous dépeint une société américaine repue de consumérisme, assise sur ses paradoxes. La psychologie des personnages secondaires est assez fouillée, au détriment du portrait de Bleue, personnage central du roman. On aimerait savoir ce qui se cache derrière le masque de cette adolescente si cultivée, qui n'a de cesse de nous balancer à la figure notre inculture en citant d'innombrables romans, essais, articles qui font ses lectures quotidiennes. Dissimule-t-elle sa sensibilité derrière les états d'âme des personnages de ses lectures? Qu'en a pensé la simple lectrice que je suis? C'est un livre dur à aborder dans les 300 premières pages... soit la première moitié du bouquin! Les digressions, comparaisons à profusion et multiples références littéraires réelles ou inventées y sont pour quelque chose: très agaçantes, on a l'impression que l'auteur ne cherche qu'à faire des effets de style et étaler son érudition en vue d'obtenir un prix prestigieux. Néanmoins, j'ai eu la REVELATION à la page 310 !! L'intrigue se dessine enfin, l'histoire se noircit et gagne en profondeur. A partir des 200 dernières pages, impossible de lâcher ce livre, on s'interroge avec le personnage central, on ressent même de la compassion envers cette jeune fille surdouée qu'on avait tant de mal à apprécier jusque-là. L'histoire n'est pas gaie du tout mais devient passionnante, déroutante... Dommage que la fin soit ouverte. Un livre inégal, donc, certes assez pompeux, néanmoins brillant et qui révèle sans doute un grand auteur de la littérature américaine.
Certes, ce n'est pas mon livre préféré, mais je suis admirative du talent d'écriture de Marisha Pessl. Un roman très dense qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre. Comparé à la production littéraire qui nous est offerte depuis quelques années, cela fait du bien de lire un roman qui ne repose pas sur le "moi je" et l'emploi galvaudé du présent de narration. A force de lire des histoires "simples", on est vite perdu lorsqu'un auteur s'efforce d'enjoliver un récit par l'emploi d'un style élaboré. 

                                                                      Et vous, qu'en avez-vous pensé?
par Nolwenn publié dans : Romans passionnants communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Lundi 21 janvier 2008
preligion.jpgL'Homme contre la religion, resurrection de la religion?
par Toto publié dans : Dessins communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Samedi 5 janvier 2008
 

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Substances hallucinogènes

Indécence des fumigènes

Non-sens que tu t'assènes

Constance que tu draines

 

Transe que tu mènes

 

Où vas-tu où vis-tu

 

Panse ta démence

 

Pleine ta peine

 

Immense ta haine

 

Vaine la dépense

 

Irrévérence à la petite semaine

 

Avance comme tu traînes

 

Repentance comme tu te démènes

 

Clémence de la sentence

 

Confidences malsaines

 

Des apparences mêmes,

 

A l'élégance reine.


Nolwenn.

 


par Nolwenn Bellot publié dans : Libres écrits communauté : Ecriture Ludique
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Dimanche 25 novembre 2007



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REAGIS!



Balade dans la nuit de ma tête

Incursion dans l’opacité de mon univers et de mes pensées

Musique assourdissante qui m’empêche de voir clair dans ce qu’est ma vie

Ambiance de fond, suave, et douce

Propice au dilettantisme

Réveille-toi !

Réveille-toi de ce mauvais rêve qu’a été ta vie ces dernières années

Bouge-toi ! Et renonce à céder à la facilité

Sois toi-même !

Regarde ta vie et tes aspirations en face

Sors de cet état qui aux choses de la vie te laisse de glace

Tu mérites mieux que ça, on mérite tous mieux que ça…

Mets-toi une bonne baffe, regarde la vie en face, sors de ton nombril, dehors


y’a d’la vie, dehors y’a du sport !

Dehors y’a les autres, ceux qui ont besoin d’être aidés, ceux qui méritent pas


qu’on les abandonne tout seuls à leur sort….

 

Naïma Slimane

par Les graines d'écrivaines publié dans : Libres écrits communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Vendredi 23 novembre 2007
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par Les graines d'écrivaines publié dans : Dessins communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Dimanche 18 novembre 2007

Putain, les fragments d’images pour reconstituer la soirée en un puzzle tronqué, en une mosaïque détériorée, le bruit du périph’, la pluie, la location de DVDs, l’odeur des oignons qui transpire des murs, l’assiette avec quelques pâtes mortes et un restant dégueulasse de sauce en pot. La flemme de réfléchir à quoi que ce soit, l’incapacité à faire preuve d’un quelconque semblant de volonté, atermoiements qui n’en sont pas puisque je sais que la lessive ne sera pas faite aujourd’hui,  sensation diffuse de fatigue, ces abrutis de footeux dont les cris et hurlements « Ouais ! Vas-y ! Passe ! » sont déprimants à écouter, cette table jonchée d’objets hétéroclites, immense foutoir de bouteilles vides et pleines, de Nutella, de préservatifs bien intacts dans leur boîte, de CDs sans boîtier, de cendres de clopes et de miettes de gâteaux apéro, toujours cette puanteur d’oignons, par terre c’est encore pire, quelle saleté ! et la poêle innommable, pleine de graisse, plaques sales, évier encombré, sans oublier les habits que je porte depuis la veille et que je n’ôterai pas avant d’aller me laver, soit avant de me coucher… Pas de doute, je suis en plein dans l’un de ces après-midis désespérants qui caractérisent mes dimanches.         Eric Davirage

par Les graines d'écrivaines publié dans : Libres écrits
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Dimanche 18 novembre 2007

Friday night I'm ready to go
To that nightclub and go with the flow
With my friends everything is alright
Until this guy comes at my sight
I coudn't see anyone else but him
He is not too fat, no too slim
Perfect to my eyes and mind
Never will I be able to find
Someone who is charming
My heart can't stop beating
Why did I go and talk to him that night?
Now my heart and head can just fight
I can only think of him
Night and day he makes me dream
I only wanna be in his arms
To discover all his charms
To be his only girl forever
If only it was for sure
Just want a declaration from him
But all I have is just a dream...


NB: this poem has been written a few years ago, when i was younger so we can sense a little childish style :p


Eugénie (2003)

par Les graines d'écrivaines publié dans : Libres écrits
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Vendredi 16 novembre 2007
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La tête en arrière

Elle renverse la tête en arrière

Ses pensées se concentrent en une vision : un ciel bleu illuminé par le soleil

Les arbres, la nature l’environnent

Elle se balade pas loin d’un parc…

C’est le soir, il fait froid, tout est froid.

C’est le soir, elle est pas si loin de chez elle,

Et pourtant tellement loin

Elle se sent être au bout du monde , sans attache, sans famille

Elle est aux confins de la terre, loin de la réalité

La nuit est déchirante d’obscurité irréelle

Ses pas se font légers, se perdent dans l’obscurité

Elle est comme happée par le silence, la nuit croissant de lune comme une faux meurtrière

Tout est étranger, les routes les arbres, les parcs, et même le ciel

Même la lune n’est plus tout à fait la même, loin de chez elle

Elle se fait menaçante, même sa clarté est obscurité

Je regarde la lune, et mes pensées sont tout aussi meurtrières, tout aussi étriquées

Tout me paraît si sombre, pourtant le ciel est étoilé

Je croise un château blanc fantômatique

Tout semble si…sombre

L’obscurité est en moi, en dehors de moi

Alors je ferme les yeux et cherche la lumière

Et puis j’ouvre les yeux et regarde le ciel, tente de percevoir sa clarté...


Naïma Slimane
par Les graines d'écrivaines publié dans : Libres écrits communauté : KALEIDOSCOPE DES BLOGS
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Lundi 5 novembre 2007


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C'était le 1er novembre, jour de la Toussaint
 

Je voulais faire brûler de l'ambre et te vouer aux saints

 

C'était le 2 novembre, jour des morts

 

J'ai tremblé de tous mes membres, je sentais plus mon corps

 

Maman, ma muse, mon mentor

 

T'es plus là et je sais plus quoi faire de moi.

 

J'aurais voulu t'apporter des fleurs, c'est ce que les autres font, non?

 

Mais à qui, à quoi les apporter quand y a pas de trace

 

J'étais repue dans ma douleur, comme en guise de don

 

Même si je dois m'efforcer de ne pas perdre la face.

 

Si t'es quelque part pas loin de moi,

 

Fais-moi signe, que je me sente digne de toi.

 

Si dans quelque contrée tu penses à moi,

 

Réponds-moi, dis-moi juste pourquoi je suis là.


                                                  Nolwenn Bellot.

 

 

par Nolwenn Bellot publié dans : Libres écrits communauté : Au fil des mots
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Dimanche 4 novembre 2007
C'est parti pour l'avalanche de litanies à faire pâlir la plus débile des liturgies Quand soudain mon âme régursite et que mes yeux lévitent il est trop tard pour le rite car la religion périclite et dîtes surtout pas à ma famille que j'écris ça leur ferait mal ils n'en dormiraient plus la nuit, auraient plus froid qu'une cohorte d'inuits trop frigorifiés pour raconter la suite de ce texte sans queue ni tête avec cependant la saveur de la mie et non pas de la miette car avec nous les mots ne sont pas à la diète.
                                                       
par Eric Davirage publié dans : Libres écrits communauté : Les mots dans tous leurs états
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