
L’été, la mer, les rochers, les embruns
L’air pur qui nous enveloppe, l’air de la terre
Le doux sable fin qui glisse entre nos mains
Qu’il est doux de se perdre au creux des vagues,
De se chercher puis se perdre dans les ruelles
D’une cité pittoresque.
Depuis mon nuage, je me plais à voyager dans des contrées naguère visitées
Je voudrais me perdre dans les rues de Marrakech, me balader au rythme des darboukas
Qui embrasent les souks, embrassent l’atmosphère chargée de soleil
Couleurs éclatantes, senteurs envoûtantes
Photophores et draps suspendus dressent le décor d’un paradis perdu.
Une excursion à Essaouira ? Pourquoi pas.
Le bleu et le blanc se mêlent comme l’écume à l’océan
Sur les murs, les bateaux et les devantures des galeries d’art,
Qui donnent aux passants le reflet de la splendeur d’une ville portuaire.
Plus au Nord, mon nuage reprend son envol céleste
Et de mon poids se déleste,
Me voici perchée en haut des escaliers du Palais de Grenade
Un éventail à la main, un souffle léger qui s’évade
Une échappée vers la séduisante Séville
Un tour en bateau sur le Guadalquivir
Ô Andalousie, si fière, tu te pares de tes plus beaux atours
Pour m’entraîner dans tes dédales, tes cathédrales
Tes rues aux géraniums, le tout constituant le plus bel album
Que mes yeux n’aient jamais été permis de contempler.
Soudain je me réveille, mon esprit porté vers le passé,
Mais mon regard tourné vers l’avenir,
Et scintillent sur mes pupilles les étoiles de la mélancolie
Sublimée par l’espoir de nouveaux paysages où la vie me mènera.
Nolwenn Bellot.
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