Libres écrits

Samedi 5 janvier 2008
 

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Substances hallucinogènes

Indécence des fumigènes

Non-sens que tu t'assènes

Constance que tu draines

 

Transe que tu mènes

 

Où vas-tu où vis-tu

 

Panse ta démence

 

Pleine ta peine

 

Immense ta haine

 

Vaine la dépense

 

Irrévérence à la petite semaine

 

Avance comme tu traînes

 

Repentance comme tu te démènes

 

Clémence de la sentence

 

Confidences malsaines

 

Des apparences mêmes,

 

A l'élégance reine.


Nolwenn.

 


Par Nolwenn Bellot
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Dimanche 18 novembre 2007

Friday night I'm ready to go
To that nightclub and go with the flow
With my friends everything is alright
Until this guy comes at my sight
I coudn't see anyone else but him
He is not too fat, no too slim
Perfect to my eyes and mind
Never will I be able to find
Someone who is charming
My heart can't stop beating
Why did I go and talk to him that night?
Now my heart and head can just fight
I can only think of him
Night and day he makes me dream
I only wanna be in his arms
To discover all his charms
To be his only girl forever
If only it was for sure
Just want a declaration from him
But all I have is just a dream...


NB: this poem has been written a few years ago, when i was younger so we can sense a little childish style :p


Eugénie (2003)

Par Les graines d'écrivaines
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Lundi 5 novembre 2007


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C'était le 1er novembre, jour de la Toussaint
 

Je voulais faire brûler de l'ambre et te vouer aux saints

 

C'était le 2 novembre, jour des morts

 

J'ai tremblé de tous mes membres, je sentais plus mon corps

 

Maman, ma muse, mon mentor

 

T'es plus là et je sais plus quoi faire de moi.

 

J'aurais voulu t'apporter des fleurs, c'est ce que les autres font, non?

 

Mais à qui, à quoi les apporter quand y a pas de trace

 

J'étais repue dans ma douleur, comme en guise de don

 

Même si je dois m'efforcer de ne pas perdre la face.

 

Si t'es quelque part pas loin de moi,

 

Fais-moi signe, que je me sente digne de toi.

 

Si dans quelque contrée tu penses à moi,

 

Réponds-moi, dis-moi juste pourquoi je suis là.


                                                  Nolwenn Bellot.

 

 

Par Nolwenn Bellot
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Vendredi 26 octobre 2007
Freedom-by-Rippedknees.jpg



Prends ton envol, jeune fille frivole

Va, virevolte,
Façonne ton décor!
Sois déinvolte.
Brille de mille feux; scintille de mille volts
Crée tes propres accords!

Fais-moi une faveur - délivre tes paroles;
Tant de survivance, tant de défaillances...
Que je déplore!
Avant qu'on ne se regarde en chiens de faïence,
Réveille-toi, ma conscience,
Eveille-toi à la vie!
Avant qu'on ne s'évapore,
Toi et ton souffle d'envie,
Moi et mon souffle de vie.

Nolwenn Bellot.
Par Nolwenn Bellot
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Mercredi 12 septembre 2007

    femme-debout-terre-route-bas---200208415-002.jpg



Je suis le rapace qui chasse les nuages à la recherche d'une proie
Je suis la limace qui sur son passage, du ver froisse la soie
Je suis à l'état larvaire des grands jours de peine
Je suis à l'état délétère de la vermine humaine,
A bout de nerfs.

Je plie sous le poids de mes propres pas sur le macadam
J'appuie sur la peau usée de mon tam-tam
Je prie pour que ma souffrance ne dure pas, tu parles d'une came
Je puise ma rancoeur dans les profondeurs de mon âme,
A coups de calcaire.

En attendant, je vois le jour comme l'aube de mes cauchemars indicibles
Morior Diem.
En espérant, je vis la nuit comme au crépuscule de ma vie
Carpe Noctem.

Je suis le sanglot qui coule sur les épaules de mon paletot
Rimbaud m'a filé le sien, mais point de doux frou-frou dans le ciel
Ce soir les étoiles sont muettes elles m'aideront pas à sortir de l'eau
J'ai la rage au bord des lèvres, et des rimes j'en ai une kyrielle!

C'est pas à toi que je les écris
C'est à ceux qui se croient suffisamment aguerris
Pour prétendre me comprendre!
C'est pas à eux que j'en veux
Mais à la vie, cette grande impie!

En attendant, je broie le noir de mes jours à l'aune de mes avatars nuisibles
Morior Diem.
En espérant, je me noie dans la nuit car dans l'opuscule de mes écrits il est dit:
Carpe Noctem.
 

Nolwenn Bellot.

Par Nolwenn Bellot
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Mercredi 22 août 2007
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L’été, la mer, les rochers, les embruns
L’air pur qui nous enveloppe, l’air de la terre
Le doux sable fin qui glisse entre nos mains
Qu’il est doux de se perdre au creux des vagues,
De se chercher puis se perdre dans les ruelles
D’une cité pittoresque.
 
Depuis mon nuage, je me plais à voyager dans des contrées naguère visitées
Je voudrais me perdre dans les rues de Marrakech, me balader au rythme des darboukas
Qui embrasent les souks, embrassent l’atmosphère chargée de soleil
Couleurs éclatantes, senteurs envoûtantes
Photophores et draps suspendus dressent le décor d’un paradis perdu.
Une excursion à Essaouira ? Pourquoi pas.
Le bleu et le blanc se mêlent comme l’écume à l’océan
Sur les murs, les bateaux et les devantures des galeries d’art,
Qui donnent aux passants le reflet de la splendeur d’une ville portuaire.
 
Plus au Nord, mon nuage reprend son envol céleste
Et de mon poids se déleste,
Me voici perchée en haut des escaliers du Palais de Grenade
Un éventail à la main, un souffle léger qui s’évade
Une échappée vers la séduisante Séville
Un tour en bateau sur le Guadalquivir
Ô Andalousie, si fière, tu te pares de tes plus beaux atours
Pour m’entraîner dans tes dédales, tes cathédrales
Tes rues aux géraniums, le tout constituant le plus bel album
Que mes yeux n’aient jamais été permis de contempler.
 
Soudain je me réveille, mon esprit porté vers le passé,
Mais mon regard tourné vers l’avenir,
Et scintillent sur mes pupilles les étoiles de la mélancolie
Sublimée par l’espoir de nouveaux paysages où la vie me mènera. 
 
Nolwenn Bellot.


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Par Nolwenn Bellot
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Mercredi 22 août 2007
 
Je prends ma plume.
Je prends ma plume pour t’écrire, mais tu n’es plus là pour me lire.
Toi qui me demandais une carte pour ton anniversaire, faut-il que tu ne sois plus à mes côtés pour que je daigne imprégner le papier de l’encre de l’amour incommensurable que j’ai pour toi.
Je survis, Maman, je ne vis plus.
Six mois déjà, et quel vide.
« Je vais tout faire pour me battre pour toi », m’as-tu dit.
Pour moi. Serais-tu encore assise près de moi si tu avais davantage pensé à toi ?
 
J’imagine que tu n’es pas si loin.
Quand j’écoute de la musique, j’imagine que tu vibres avec moi.
Quand je regarde un film, j’imagine que tu t’émerveilles avec moi ; je t’entends rire, de ton rire clair et franc !
 
Je m’efforce de vivre comme je te l’ai promis.
Pourtant je flotte dans un monde auquel je me sens étrangère.
« On s’aime, hein ? » m’as-tu dit. Comme si c’était un rempart contre tout.
Or, aujourd’hui, je ne peux plus te serrer dans mes bras ; tu n’es plus là pour me soutenir.
Parfois tu apparais la nuit dans mes rêves, et je me plais à espérer quelque phénomène surnaturel, comme dans Volver. L’as-tu vu ?
On s’aime, par-delà les mondes.
Mais te l’ai-je seulement assez dit, que je t’aime ?

                                  Nolwenn Bellot.

                                                   Birds-of-Paradise-by-spookymeggie.jpg  
                                              "Birds of Paradise" par Spookymeggie
Par Nolwenn Bellot
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Vendredi 10 août 2007

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Je vois la vie en jaune, en vert et en orange
Des couleurs vives envers et contre tout
J'écris comme je mange, comme je vis, comme je respire
Ma plume pour instrument d'expression de mes émotions.

La plume glisse sur le papier, elle laisse des traces d'encre
Je ne veux pas lever l'ancre.
 
Je souhaite juste m'évader sur le papier,
Le laisser s'imprimer du jus de mes émotions,
Comme l'on presse un citron ou une orange.

Du jaune citron pour la joie de vivre, pour le soleil
Et ma conscience s'éveille
De l'orange pour mes sentiments les plus étranges
Et ma conscience en révèle le miel
Du vert citron pour l'espérance, la transe
Entre dans la danse, plume fidèle!

L'acidité des agrumes 
La fluidité de la plume
Telles sont les ambivalences, 
Le rance et l'essence de la vie.

Une douce acidité m'envahit
Sous mes yeux ébahis 
La plume vient de tracer les traits d'un fort joli mets
Parfois insipide, bien souvent acide
La vie ne nous épargne pas 
En attendant la douceur, sous le saule pleureur.
 
                        NOLWENN BELLOT
Par Nolwenn Bellot
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